DESTIERROS

un film de Hubert Caron-Guay

À L'AFFICHE DÈS LE 19 JANVIER 2018

 


                      

                      

SYNOPSIS

 Les mécanismes frontaliers qui agissent sur les migrants sont multiples.  De refuge en refuge, en empruntant les trains, les migrants prennent direction Nord à travers le Mexique pour atteindre les États-Unis et le Canada.  À la veille de l'élection américaine, ils savent que ce pourrait être leur dernière chance de franchir la frontière.  En suivant la trajectoire des migrants, Destierros trace la situation d'Une réclusion.  Il trace une route où le temps reste encore le chemin le plus long entre deux endroits.

Border mechanisms that act on migrants are many.  Moving from shelter to shelter and hopping on trains, they head up north across Mexico to reach the United States and Canada.  During the U.S election, migrants are more than aware that it could be their last chance to cross the border.  Following their trajectory, Destierros draws a path of reclusion. A path where time remains the longest road between two places.                

                                  UNE PRODUCTION  LES FILMS DE L'AUTRE    SCÉNARIO  HUBERT CARON-GUAY    IMAGE  ÉTIENNE ROUSSY                                                  MONTAGE  ARIANE PÉTEL-DESPOTS    CONCEPTION SONORE  SAMUEL GAGNON-THIBODEAU    MIXAGE SONORE  ALEXIS PILON-GLADU    MUSIQUE COLIN STETSON  PRODUCTION ET RÉALISATION  HUBERT CARON-GUAY  DISTRIBUTION  LES FILMS DU 3 MARS

92 minutes-  Québec, Canada-  2017


Destierros_02_FDA-F3M_jpg.jpg
JPEGDESTIERROS_01_credit Hubert Caron-Guay_Films du 3 Mars.jpg

MOT DU RÉALISATEUR

En 2014, je me porte volontaire dans un refuge pour personnes migrantes au sud du Mexique, tout près de la frontière du Guatemala.

Ceux qui prennent le chemin des États-Unis et du Canada transitent d’abord par les refuges mexicains. Ils proviennent en grande majorité du Honduras, du Belize, du Guatemala, du Nicaragua, du El Salvador, mais il s’agit aussi d’Africains ayant pris le chemin de l’Amérique du Sud avant d’entreprendre leur remontée vers le Nord.

Pour pallier la stratégie des cartels et des autorités migratoires, les migrants se partagent des renseignements sur les trajectoires à emprunter, celles à éviter, et sur les ressources financières à disposer pour débourser les droits de passage aux gangs criminels.

Les épreuves créent des sentiments d’insécurité. Les refuges sont mandatés pour segmenter ces étapes en permettant de reprendre un souffle. Pour les migrants qui parviennent au prochain refuge, les expériences physiques et émotives accumulées provoquent des chamboulements importants. Certaines épreuves redéfinissent leurs comportements. Chaque refuge devient un arrêt nécessaire pour prendre contact avec ces transformations.

Au travers du trajet des migrants, je tente de retracer la multitude de barrières visibles et invisibles qu’ils affrontent. D'un côté, je m’attarde à la complexité des rapports de pouvoirs qui s’exercent sur eux et entre eux. De l'autre, je demeure attentif aux moments d'introspections émanant de l'épuisement. Finalement, le film se construit comme un interminable vertige, qui prend source dans la confusion dans laquelle chacun est enrayé.

 

DIRECTOR'S STATEMENT

It’s 2014, and I am volunteering at a migrant shelter in Southern Mexico, not far from the Guatemalan border.

These people are heading for the United-States and Canada, but they must first go through Mexican shelters. Most of them come from Honduras, Belize, Guatemala, Nicaragua, Salvador; although you can find some Africans who came via South America with a hope of then heading north.

To counter the strategies lain down by cartels and migration authorities, migrants share information on the best and worst routes to take, and on the financial resources needed to pay criminal gangs for the tolls they charge.

Such hardships create insecurity. Shelters serve as checkpoints at the end of every leg. This segmentation gives the migrants a chance to catch their breath before they move on. For those who reach the next point, the physical and emotional damage induced by what happens between any two shelters can lead to grave disruptions. Traumatic experiences can entirely reshape their behavior. Each shelter is a much-needed breather where they can get in touch with those inner transformations.

As I follow migrants on their journey, I intend on exposing both the visible and invisible barriers they face. On the one hand, I seek to unravel the complexity of the power structures affecting them from within and without. On the other, I remain mindful of any moment of introspection that should arise from the exhaustion. In the end, the whole movie builds up on an endless collapse, rooted in everyone’s confusion.


BIOGRAPHIE

Hubert Caron-Guay est producteur, réalisateur, scénariste et artiste visuel. Il participe à la fondation du Groupe de travail Épopée dès 2010, à titre de coordonnateur et réalisateur des projets du groupe jusqu'en 2015. Sa pratique d’artiste visuelle s’inscrit à l’intersection du cinéma et de l’art installatif.

FILMOGRAPHIE

La mécanique des frontières, 2018 (en développement), fiction, 120 minutes, Production Films 53/12.
Destierros (2017), documentaire, 90 minutes.
L’État du monde (2012), docu-fiction, 84 min. 
L’État des lieux (2012), installation, Docu-fiction, 205 min. 
L’État du moment (2011), docu-fiction, 95 min. 

BIOGRAPHY

Hubert Caron-Guay is a producer, director, screenwriter and visual artist. He participated in the foundation of the Épopée group in 2010 where he coordinated and directed the most of his art project until 2015. His practice as a visual artist is at the intersection of cinema and installation art.


Pour des demandes d’entrevues, copie de presse ou matériel visuel, veuillez contacter / To request interviews, screeners or visual material, please contact:                        Caroline Rompré | relationniste de presse / publicist | 514-778-9294 | caroline@pixellex.ca