SYNOPSIS

Après vingt ans de carrière, le collectif en art contemporain BGL (Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière) se voit confier la réalisation de trois projets d’envergure. Le défi est de taille : produire deux œuvres d’art public monumentales – une à Montréal et l’autre à Toronto – et représenter le Canada à la 56e Biennale de Venise. Le moment ne pouvait être mieux choisi pour braquer la caméra sur le trio fantaisiste et jeter du même coup un regard rétrospectif sur une œuvre prolifique et déroutante. Un documentaire aux allures de conte, où s’entremêlent humour, extravagance, onirisme et camaraderie.

 

After a twenty-year-long career, the contemporary art group BGL (Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère and Nicolas Laverdière) are offered a wonderful and colossal challenge.  In a short period of time, they are to create and oversee two monumental public art pieces – one in Montréal and the other in Toronto – and represent Canada during the 56th Biennale in Venice.  What better moment than to shine the spotlight on this immensely creative trio and allowing us to take a retrospective look on their prolific and disconcerting legacy.  This fairy-tale like documentary, entangles humour, extravagance, oneirism and camaraderie.

 

L’ÉQUIPE / TEAM

Réalisation / Director : BENJAMIN HOGUE                                                 Recherche / Research :  BENJAMIN HOGUE                                         Production / Producer : BENJAMIN HOGUE – LA SOUTE
Producteur délégué / Delegate Producer : MARC-ANDRÉ FAUCHER
Direction photo / DOP : BENJAMIN HOGUE, ALEXANDRE BERTHIER
Montage / Editor : RENÉ ROBERGE
Conception sonore / Sound Design : PATRICE LEBLANC
Musique originale / Original Music : SIMON BÉLAIR
Avec la participation de / With the participation of :       BGL                     (JASMIN BILODEAU, SÉBASTIEN GIGUÈRE et NICOLAS LAVERDIÈRE)

 

FICHE TECHNIQUE / TECHNICAL ASPECTS

Année / Year: 2017
Durée / Length: 83 minutes
Format : numérique HD / DCP  -  digital HD/DCP
Pays de production / Country of origin : Québec, Canada

 

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MOT DU RÉALISATEUR

Photo B.Hogue 2016.png

«J’étais aussi déjà séduit par leur façon d’appréhender l’art − à mille lieues du décorum formel et guindé − et par leur manière de briser les barrières entre l’art et le grand public, qui me rappelait les philosophies artistiques des créateurs dont j’avais brossé le portrait dans mes films précédents, comme Lemoyne. Le choix d’un tel sujet allait donc de soi.»    - Benjamin Hogue

Ne dit-on pas parfois que la vie est une suite de hasards ? Cette expression s’applique bien à ma première rencontre avec BGL, qui s’est déroulée d’une manière un peu inusitée et que je me permets de vous raconter.

Devant me rendre à Québec pour une présentation publique d’un film que j’avais produit, je cherchais un endroit où dormir après la projection. Une amie proche de BGL me suggéra tout bonnement de dormir dans leur atelier, me disant qu’ils possédaient un matelas gonflable de luxe, le tout en Basse-Ville, en prime. Je ne pouvais demander mieux.

À cet instant, jamais je n’aurais pensé que la nuit que j’allais passer sur ce matelas, qui n’avait d’ailleurs de luxueux que le nom, me conduirait, quelque temps plus tard, à débuter le tournage d’un long métrage documentaire.

Était-ce les quelques bouteilles de vin bues en leur compagnie, pour souligner cette première rencontre, ou leur spécialité maison, une raclette orgiaque, que nous partageâmes, mais une chose est certaine : la nuit ne fut pas de tout repos après qu’ils m’eurent abandonné, seul, les yeux grand ouverts, cherchant le sommeil qui ne venait pas. Entouré d’œuvres délirantes en gestation, d’objets inusités − en attente d’être transformés −, en plein cœur de leur compost de création, comme ils se plaisent à l’appeler, je fus cette nuit-là pris d’une étrange fièvre.

On m’avait jeté un sort, c’en était certain. Dans ce capharnaüm artistique, BGL inoculait en moi un désir, qui plus tard s’incarnerait dans cette petite phrase toute simple, prononcée vers la fin de l’année 2012 : « Les gars, ça ne vous tenterait pas, un film sur vous? » L’envoûtement avait bel et bien fonctionné. Pour mon premier film comme réalisateur solo, après de multiples collaborations, je travaillerais… sur un collectif d’artistes!

Bien entendu, j’avais déjà vu plusieurs œuvres et installations de BGL exposées au Canada, ou j’étais tombé sur leurs créations dans des catalogues. Leur audace et leur formidable talent pour créer des univers atypiques et énigmatiques, pour maintenir le spectateur dans un état de déséquilibre, m’avaient frappé dès 2001, lorsque j’avais emprunté l’œuvre labyrinthique À l’abri des arbres au Musée d'art contemporain de Montréal. J’étais aussi déjà séduit par leur façon d’appréhender l’art − à mille lieues du décorum formel et guindé − et par leur manière de briser les barrières entre l’art et le grand public, qui me rappelait les philosophies artistiques des créateurs dont j’avais brossé le portrait dans mes films précédents, comme Lemoyne. Le choix d’un tel sujet allait donc de soi.

Je n’étais évidemment pas le seul à avoir été envoûté par le phénoménal élan créateur du trio. Au moment des premières prises de vue, en 2013, BGL était bien implanté sur la scène de l’art contemporain canadienne et internationale, mais au début de ce tournage, personne ne soupçonnait que la période qui allait suivre serait aussi mouvementée pour le trio. En à peine quelques mois, coup sur coup, les réponses positives sont tombées pour des concours auxquels ils avaient participé pour la réalisation de projets monumentaux d’art public, à Montréal-Nord et à Toronto. Qui plus est, un coup de téléphone inattendu a retenti peu de temps après. La personne au bout du fil offrait au collectif rien de moins que de représenter le Canada à la Biennale de Venise!

Après presque 20 ans de carrière foisonnante, BGL allait connaitre deux années un peu folles, qui culmineraient en 2015 avec l’inauguration des trois œuvres. Le trio ne chômerait pas. Moi non plus d’ailleurs. Coup du hasard, décidément on n’y échappe pas, je serais aux premières loges pour filmer leur processus de création, et franchir avec eux cette période charnière dans leur carrière et dans leur vie. Je pourrais aussi profiter de cette conjoncture exceptionnelle pour enchevêtrer ce réel capté sur le vif avec leurs créations passées, par l’entremise de vidéos personnelles du groupe et d’archives en tous genres, afin de jeter un regard rétrospectif sur leur œuvre prolifique.

BGL de fantaisie allait prendre vie; l’immense talent de ce trio incomparable serait exposé au grand public.

 

BIOGRAPHIE

Actif dans le milieu du cinéma documentaire depuis quinze ans, Benjamin Hogue s’intéresse particulièrement aux créateurs qui, chacun à leur manière, décloisonnent les formes d’art et jettent des ponts entre l’art et la société. On lui doit plusieurs coréalisations : Lemoyne (2005) ainsi que Le chômeur de la mort (2009), un portrait du poète Claude Péloquin. Il a aussi produit le documentaire Godin (2011). BGL de fantaisie (2017), long métrage documentaire sur le trio en art contemporain BGL, est sa première réalisation solo. Benjamin Hogue est directeur de l’Observatoire du documentaire.

 

FILMOGRAPHIE

- 2017 – BGL de fantaisie / documentaire / 83 minutes

- 2009 – Le chômeur de la mort / documentaire / 68 minutes

- 2005 – Lemoyne / documentaire / 80 minutes


BIOGRAPHIE – BGL

© DOYON RIVEST

© DOYON RIVEST

Le collectif d’artistes BGL, installé à Québec, est connu pour ses installations qui prennent possession des lieux d’exposition et des espaces publics. Décrits comme étant « provocants, critiques et explosifs », leurs travaux ont recours à l’humour et à l’extravagance pour attirer l’attention sur des enjeux sociaux et politiques. Les trois artistes : Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière, ont commencé à se faire connaître dès leur sortie de l’Université Laval, en 1996.

BGL réalise des installations in situ autoréférentielles, qui prennent possession de l’espace et interagissent avec son architecture. Les œuvres qui en résultent entretiennent un rapport direct avec la culture contemporaine, mais aussi avec la nostalgie du passé. Les panneaux de signalisation, produits alimentaires ou clichés urbains s’y retrouvent transposés et chaque fois réinterprétés. Le trio poursuit toujours son investigation sur les aléas de notre relation avec la nature et la société de consommation. On y devine les transformations du paysage canadien sous son aspect actuel, la lutte entre l’environnement naturel et artificiel. Leur travail suscite chez le spectateur une conscience aiguë d’une culture qui, dans les yeux de BGL, consomme, jette et gaspille. Cette obsession se répète dans la démarche artistique du collectif, qui récupère et réutilise des matériaux pour les agencer à nouveau et les remettre en contexte dans la galerie.

« Dans notre travail, nous éprouvons un réel plaisir à faire oublier le cadre habituel et conventionnel où l'art est vécu, afin d'abattre les distances entre l'homme et l'art et de ramener le spectateur, à vif et déséquilibré, à vivre une expérience physique et active. Nos œuvres visent à rejoindre des préoccupations sociales en tentant de jeter un regard évocateur sur les sociétés auxquelles nous participons. »

L’œuvre de BGL est poétique, souvent énigmatique et laisse au spectateur l’espace nécessaire pour la réflexion. D'ailleurs, on peut prendre comme exemples d’œuvres abouties certaines installations majeures de BGL, comme Perdu dans la nature (1998), une Mercedes faite de bois et installée sur une fausse pelouse près d'une piscine hors terre; ce fameux Good Night Darthy (2005), la reproduction d'un casque de Darth Vador fondant dans une flaque noire d’essence ; ou Jouet d’adulte (2006), un VTT troué de flèches, à mi-chemin entre l’ordure et la sculpture, placé en bordure d’une route de campagne et qui avait suscité plusieurs réactions, dont celle d’un chasseur venu s’assurer qu’on ne le tiendrait pas responsable du dommage! Évidemment, on peut penser aussi à la mythique exposition À l'abri des arbres (2001), au Musée d'art contemporain, qui a lancé en quelque sorte le trio.

Au cours des dernières années, BGL a été invité par diverses institutions, telles que la première édition de laBienal del fin del mundo (Ushuaia, Argentine), le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée d’art moderne de Lille Métropole (France), Mercer Union (Toronto), Hart House (Toronto), la Biennale de la Havane (Cuba) et la Biennale de Montréal. Plus récemment, BGL a encore surpris son public avec son installation Fancy Canada, prévue pour Oh Canada!, une exposition de groupe à MASS MoCA (Massachussetts). Parmi les expositions individuelles notables du trio figurent la Nuit Blanche d’Alberta, New Sellution à Diaz Contemporary (Toronto), Cultiver son jardin à la galerie de l’UQAM, Marshmallow, Cauldron + Fire à la Vancouver Art Gallery, Le discours des éléments à la Galerie Nationale du Canada, etc. En 2011, BGL a aussi remporté le concours d’intégration d’œuvre d’art à l’architecture de la Maison symphonique de Montréal. Leurs œuvres se retrouvent dans maintes collections privées et publiques.

BGL a sans contredit le vent dans les voiles. En 2015, ila érigé la plus grande œuvre d’art public jamais réalisée au Québec, une gigantesque grande roue, constituée de reproductions d'autobus se suivant à la queue leu leu. L’œuvre monumentale domine, du haut de ses 63 pieds, le carrefour réaménagé à l’angle des boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa, dans l’arrondissement Montréal-Nord. Il a aussi, durant cette année fort occupée, créé une œuvre à Toronto, adjacente au centre aquatique construit pour les Jeux panaméricains. Et ce n’est pas tout : le collectif d’artistes a représenté le Canada à la prestigieuse Biennale de Venise en 2015, considérée comme l’une des plus prestigieuses manifestations d’art contemporain au monde! BGL prépare actuellement d’autres expositions et installations.

Sources : Parisian Laundry et La Soute


A WORD FROM THE DIRECTOR

«Their way of apprehending art also seduced me. It was a thousand miles away from the formal and stiff decorum. They had a way of breaking down barriers between art and the general public which reminded me of the artistic philosophies of creators whose portraits I had drawn in my previous films, such as Lemoyne. Choosing a subject such as that one was obvious.»                 - Benjamin Hogue

 

Don’t we sometimes find ourselves saying that life is made up of a string of coincidences?  This expression applies to the first time I met BGL, which happened in the most unexpected way.

I was heading to Québec City for the public viewing of a movie I had produced, and I was looking for a place to sleep afterwards. A friend, who was also close to BGL,
suggested that I sleep in their workshop, saying that they had a deluxe inflatable mattress, and plus, it was downtown (Basse-Ville). I couldn’t have asked for a better deal! At that moment, I never would have thought that the night I would spend on that mattress, which was deluxe only by name, would eventually lead me to start
filming a feature-length documentary.

Was it because of the bottles of wine we drank together to mark our first meeting, or their specialty meal, a massive raclette, I’ll never know? But one thing is for sure: I couldn’t rest after they left. As I lay there, alone, eyes wide open, I never managed to fall asleep. I was surrounded by so many burgeoning works of art and
unusual objects – which were all waiting to be transformed −, in the heart of their creation compost, as they like to call it, and I was hit by a strange kind of fever.
No doubt about it, a spell had been cast on me.

In this fabulous artistic mess, BGL had injected me with a desire, which would later be summarized by this very simple phrase, pronounced at the end of 2012: “Guys,
wouldn’t you like to see a movie about you?” I was fully charmed. For my first film as a solo director, after numerous collaborations, I would be working on… an artist collective! I had already seen many of BGL’s works of art and installations in Canada, where I had discovered their creations in catalogues. Their audacity and amazing talent in creating atypical and mysterious worlds, keeping the spectator in a state of unbalance, had hypnotized me since 2001, when I had borrowed the labyrinth-like
work À l’abri des arbres from the Musée d'art contemporain de Montréal. Their way of apprehending art also seduced me. It was a thousand miles away from the formal and stiff decorum. They had a way of breaking down barriers between art and the general public which reminded me of the artistic philosophies of creators
whose portraits I had drawn in my previous films, such as Lemoyne. Choosing a subject such as that one was obvious.

I was not the only one to have been charmed by the trio’s phenomenal creative streak. When we started filming in 2013, BGL was already well established on the Canadian and international contemporary art scene, but at the beginning of the filming, no one could imagine that the following months would keep the trio so
busy. In just a few short months, in quick succession, they received positive answers from contests they had participated in to undertake monumental public art projects in Montréal North and Toronto. They also received an unexpected phone call: the collective was offered the opportunity to represent Canada at the
Biennale di Venezia!

After a nearly 20-year blossoming career, BGL went through two crazy years which culminated in 2015 in the inauguration of three works of art. This trio had no time to rest. Neither did I, for that matter. Call it a twist of fate, or whatever, but I was front and centre to film their creative processes and experience this transitional
period in their career and their lives. I was also lucky enough to use this exceptional conjecture to combine real moments with their past creations, using the group’s personal videos and archives, to display a retrospective of their prolific pieces of art.

BGL Fancy was about to be born; this unique trio’s immense talent would finally be unveiled to the general public.

 

BIOGRAPHY

Active in documentary filmmaking for the past fifteen years, Benjamin Hogue is particularly fascinated by creators who, each in their own way, manage to unhinge art forms and build bridges between art and society.  Some of his co-productions include:  Lemoyne (2005), a look at the life and works of Quebec painter and performance artist Serge Lemoyne and Death Laid Off (2009), a portrait of Quebec poet, Claude Péloquin.  He also produced the documentary feature Godin (2011).  BGL Fancy (2017) is a feature film documentary about the contemporary art trio, BGL, and is also his first solo production.  Benjamin Hogue is director of the Observatoire du documentarie.

 

FILMOGRAPHY

- 2017 – BGL Fancy / documentary / 83 minutes

- 2009 – Death Laid Off / documentary / 68 minutes

- 2005 – Lemoyne / documentary / 80 minutes


BIOGRAPHY – BGL

BGL was created while the three members—Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère and Nicolas Laverdière—were students at Laval University. The three artists live and work in Québec City. The artist collective was established in 1996.

Renowned for cheeky, critical and explosive works, BGL creates self-referential, site-specific installations that seek to re-contextualize the space of the gallery. These artworks are at once nostalgic, while simultaneously indebted to contemporary culture. The trio often utilizes local signage, foodstuffs and urban clichés as references into a long-term investigation of our own unpredictable relationship with nature and consumer culture. Within BGL's playful scenarios, we are able to witness the transformation of the Canadian landscape:  an ongoing battle between the organic and the artificial. As a result, the viewer becomes more aware of their personal implication in a disposable consumer culture. This is precisely what BGL is engaging with in their artistic practice: a process of recycling and reusing that is then restaged and recontextualized within the gallery space.

The collective's massive exhibitions have included the staging of a seasonal ornamental tree factory, a bonfire and even a ‘Marché aux puces’ (flea market). Such works reposition found objects, cultural ephemera and unique sculptures in new and thought-provoking ways.  

“We take genuine pleasure in breaking out of the traditional framework in which art is experienced, in order to bring the human being and art closer together and to give the alert, unsettled spectator a physical and active experience.”

BGL strives to surprise spectators by immersing them in highly unlikely, yet not altogether impossible situations. One of the group's early installations, An Adult's Toy (2003), presented an upturned ATV riddled with arrows as if it were a hunted animal. In the 2005 performance and video, Rapides et dangereux [Fast and Dangerous], the group, dressed as an Olympic luge team on roller blades, pushed a decommissioned motorcycle through the hilly streets of Quebec City.

In 2008, Artistique Feeling II, a work presented at the National Gallery of Canada, dropped $20,000 in bills from a raised skyjack onto the gallery floor. For almost two decades now, the collective has presented major installations and performances and participated in innumerable group and solo exhibitions. BGL has been invited to show their work by a variety of institutions, including the first edition of the Bienal del fin del mundo (Ushuaia, Argentina), the Musée d'art contemporain de Montréal, the Musée d’art moderne Lille Métropole (France), Mercer Union (Toronto), Hart House (Toronto), The Havana Biennale (Cuba) and The Montreal Biennale. More recently, the artists have enchanted their public with the installation Fancy Canada conceived especially for the 2013 major group exhibition Oh Canada! at MASS MoCA (Massachussetts).

In 2012, the members of BGL took part in the Louis Odette Sculptor-in-Residence Program at York University (Toronto).  Recent notable projects include Alberta's Nuit Blanche, Cultiver son jardin at the UQAM gallery, Marshmallow, Cauldron + Fire at the Vancouver Art Gallery and Le discours des éléments at the National Gallery of Canada, among others.

The collective has been recognized by the Canada Council for the Arts. Their work is found in the collections of The Musée National des beaux-arts du Québec, The Montreal Museum of Fine Arts, and The National Gallery of Canada.  There is quite a buzz around BGL, that’s for sure. In 2015, they erected the largest public work of art ever created in Québec. Their huge wheel was created using reproductions of buses forming a line. The monumental piece, measuring 63 feet high, stands high above the reconfigured crossroad at the angles of Pie-IX and Henri-Bourassa boulevards, in Montréal North. During this very busy year, the collective also created a work of art in Toronto, next to the aquatic centre which was rebuilt for the Pan American Games.

And that’s not all. The art collective represented Canada during the prestigious Biennale di Venezia in 2015, which is considered to be one of the most prestigious manifestations of contemporary art in the world! BGL is currently working on other exhibitions and art installations.

                                                                                                                                                           Sources : Parisian Laundry, National Gallery of Canada and La Soute